Passer du « Faire » à l’ « Être »
- ldessaints
- 18 mars
- 2 min de lecture

07 décembre 2025 sur la route des nuages au Vietnam, mon chemin bascule dans le fracas de la tôle froissée. Je me relève cabossée, loin des miens. Dans un instinct dicté par mon éducation, je tiens. Je souris. Je rassure, par-delà la douleur et la sidération.
Dans cette urgence du mouvement, pour me sentir vivante et résiliente, je n’écoute pas les signaux envoyés par mon corps cassé et je fais « comme si »…
Comme si :
🔹 Tout était rentré dans l’ordre,
🔹 La douleur était secondaire,
🔹 La crispation imaginaire,
🔹 La fatigue surmontable…
Mais faire « comme si » c’est encore faire et ne pas « être ».
▫️ Le trauma : ce passager clandestin
Un accident, un deuil, une rupture ou un confinement… ces chocs laissent des traces que l’on balaie souvent d'un revers de main : « Ça va passer », « Je gère Sous un sourire de façade, s’animent les fantômes du passé, réveillés par l’impact de l’émotion.
Dans notre souci de paraître, nous choisissons de ne rien montrer. Non par orgueil, mais par une soif viscérale de se sentir fort. Pourtant, le corps, lui, n’oublie rien. Il engramme ce que le cerveau, par protection, préfère mettre sous silence.
Mais paraître, ce n’est pas être.
▫️ Passer du « Faire » à l’ « Être »
On avance, on participe, on répond présent… et on s’épuise en silence.
La résilience commence quand on accepte de revenir dans le présent et le ressenti.
S’incarner, c’est écouter ces signaux que l'on a trop longtemps fait taire. C’est comprendre qu’il est urgent de prendre le temps de la réparation, sans scrupule ni honte.
Réparer ses traumas, c’est éclaircir ses propres zones d’ombre pour mieux éclairer son chemin.
Nous avons tous cette capacité de voir le beau et le bon, même au cœur dans l’obscurité. Encore faut-il s'autoriser à le regarder.
.



Commentaires